Le chapitre  
     
 

La règle de saint Benoit

Chaque jour, un extrait de la Règle de saint Benoît était lu lors de la séance du chapitre. Peux-tu expliquer qui est saint Benoît et ce qu'est sa r ègle?

Voici un extrait de sa Règle. Peux-tu expliquer avec tes propres mots ce qui est dit dans le texte?

« Chaque fois qu'il y a des choses importantes à discuter dans le monastère, l'abbé réunit toute la communauté. Il présente lui-même l'affaire. Il écoute les avis des frères. Ensuite il réfléchit seul. Puis il fait ce qu'il juge le plus utile. Tous les frères sont appelés au conseil, comme nous l'avons dit. En effet, souvent le Seigneur découvre à un frère plus jeune ce qui est le mieux. Les frères donneront leur avis avec respect et humilité. Ils ne se permettront pas de défendre leurs idées à tout prix. Oui, c'est l'abbé qui décide. Il juge ce qui vaut mieux et tous lui obéiront. Les disciples obéissent au maître, voilà ce qui convient. Mais le maître, lui, doit tout organiser avec prévoyance et justice. En toutes choses donc, tous suivront la Règle. C'est elle qui commande, et personne n'aura l'audace de s'en éloigner. »  (RB, 3, 1-7)

 

Les saints

Lors du chapitre, on citait également les différents saints du jour pour les célébrer. Est-ce que tu connais des grands saints? Sais-tu où tu peux trouver quels sont les saints de ce jour? Peut-être sais-tu aussi qui est le saint patron d'un village que tu connais. Recherche quelques éléments de la vie de ces saints.

 

Le chapitre des coulpes

Lors du chapitre des coulpes, les moines devaient avouer leurs fautes devant l’ensemble de la communauté. Explique avec tes propres mots comment se déroulait cette séance.

"Ensuite, le frère le plus ancien donne la permission de parler et on proclame les fautes, qu'il s'agisse de quelque chose qui ait été fait avec négligence ou oublié par légèreté. Lorsqu'un frère a été cité, celui-ci se lève immédiatement et sans un mot d'excuse il se prosterne en demandant pardon. Puis, lorsqu'on lui dit de se relever, il réfute l'accusation raisonnablement et humblement, s'il n'est pas coupable, et retourne à sa place. Mais s'il reconnaît sa faute, il fait non pas une seule prostration mais plusieurs, tout en disant être coupable, et qu'il mérite les verges pour cela. S'il s'agit d'une faute légère, on lui impose une pénitence à faire par obéissance selon la coutume. Mais si les frères jugent qu'il s'agit d'une faute grave, après s'être reconnu coupable il enlève spontanément sa coule et se prosterne à nouveau sur le dallage, manifestant ainsi qu'il comprend bien la sanction de la règle et ainsi il attend la sanction."

Extrait sans référence repris et traduit dans Davril, A.(dom) et Palazzo, E., La vie des moines au temps des grandes abbayes : Xe-XIIIe siècles, Paris, Hachette, 2000, pp. 87-88

Après avoir reconnu leurs erreurs, les moines devaient être punis. Repère dans ces deux extraits de la règle de saint Benoît les punitions qu’ils risquent de recevoir.

"La mise à l'écart et la punition dépendent de l'importance de la faute. C'est l'abbé qui juge l'importance des fautes. Quand un frère a fait une faute légère, il ne prend pas son repas avec les autres. Voici comment on traite celui qui est privé des repas en commun : à l'oratoire, il ne dit plus seul les psaumes ou les antiennes, il ne fait plus de lecture, avant d'avoir réparé sa faute. Il mange seul, après le repas des frères. Par exemple, quand les frères mangent à midi, ce frère mange à trois heures de l'après-midi. Quand les frères mangent à trois heures de l'après midi, lui, il mange le soir. Et cela dure jusqu'au moment où il a réparé sa faute comme il faut, et où il obtient son pardon." (RB, 24)
"Il faut traiter chacun selon son âge et selon son jugement. C'est pourquoi voici comment on punira les enfants, les adolescents ou les adultes qui ne peuvent pas comprendre la gravité de la mise à l'écart de la communauté. Quand ils font des fautes, on les fait beaucoup jeûner ou bien on les frappe très fort pour les guérir." (RB, 30)
 
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