| L'infirmier | ||||||||||
"Avant tout et par-dessus tout, on prendra soin des malades, et on les servira comme s'ils étaient le Christ en personne " (RB, 36,1) |
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L'infirmier | |||||||||
| Le terme de "malade" ne désigne pas seulement les personnes atteintes de maladie ou ayant eu un accident. Il désigne aussi les personnes âgées ou usées moralement. L'infirmier est généralement un rebouteux et peut soigner certaines fractures et plaies. A partir des herbes du jardin pharmaceutique, il prépare aussi des tisanes et des lotions. Il installe le moine malade dans un lit de l'infirmerie et lui amène ses affaires. Il s'occupe de leur lessive et leur apporte la nourriture venant du réfectoire. Lui-même ne mange pas à l'infirmerie mais au réfectoire avec les autres moines. Enfin, il doit également veiller à ce qu'un moine ne meure pas sans avoir reçu les derniers sacrements. |
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La maladie
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| Les conditions de vie à l’abbaye étaient très dures : on ne mangeait pas de viande, les pièces n’étaient pas chauffées, on dormait sous les toits,…Les moines tombaient donc facilement malades et ne vivaient pas très vieux. L'infirmerie est un petit monde en soi. Les règles y sont moins strictes. Les malades reçoivent l'autorisation de manger de la viande de quadrupède, ce qui est interdit aux moines valides. Les lits de l'infirmerie sont un petit peu meilleurs que ceux du dortoir. Rien à voir cependant avec nos lits actuels! Durant les heures d'offices, un des malades chante pour ses compagnons. Le samedi, l'infirmier lave les pieds des malades, rappelant ainsi le geste du Christ lavant les pieds de ses apôtres. |
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| La mort | ||||||||||
Lorsqu'un moine approche de la mort, l'infirmier doit veiller à ce qu'il reçoive les derniers sacrements. Il trace sur le sol une croix en cendre. Au dessus, il place de la paille et un gros drap. Ensuite il appelle les moines qui sont à proximité au moyen de la tablette du cloître. Les moines qui sont plus éloignés sont appelés par les cloches de l'église. Une fois les moines rassemblés, ils se rendent en procession à l'infirmerie. En tête du cortège se trouve la croix. Ensuite viennent l'abbé, un moine portant une lampe et l'eau bénite, le sacristain avec l'huile pour l'onction et les moines de la communauté. Lorsque la procession est arrivée à l'infirmerie, le moine mourant se confesse à l'abbé. Les moines, comme tout homme, pèchent par leurs cinq sens. Pour cette raison, l'abbé applique de l'huile sur ses yeux, ses oreilles, ses lèvres, ses mains et ses narines. Il purifie ainsi les parties du corps par lesquelles le moine a péché. Après cette onction, si le malade est encore conscient, il récite le Credo et reçoit la communion. En lui donnant l'hostie, le moine dit : "Que le corps de notre seigneur Jésus-Christ garde ton âme pour la vie éternelle". Puis le malade fait le signe de croix. |
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